27-05-2011

L'école autrement ou l'expérimentation d'un nouveau rythme scolaire


Il y a un an, le 25 mais 2010, notre Ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, annonçait la participation de 124 établissements scolaires à lʼexpérimentation «Cours le matin, sport lʼaprès-midi»: 83 collèges et 41 lycées qui représentent près de 7000 élèves de 12 ans à 18 ans sur lʼensemble des académies de France métropolitaine et des départements dʼoutres-mer.

Lʼopération consiste en un nouveau rythme scolaire: cours le matin et des activités sportives et culturelles l'après-midi.

Selon le ministère de lʼéducation, cette expérimentation doit permettre un aménagement du temps scolaire pour la réussite des élèves, une adaptation de la politique de santé aux besoins des élèves ainsi quʼune valorisation des acquis des élèves.

Aujourdʼhui, Luc Chatel fait part du succès de ce nouveau système et annonce quʼil y aura 125 nouveaux établissements participants dès la rentrée prochaine. En effet, on a constaté des progrès tant au niveau de la motivation des élèves que de lʼassiduité du climat scolaire général des collèges et lycées participants. 

C'est pourquoi, les écoles des zones difficiles seront prioritaires pour la participation à lʼopération.

Canelle Lamunière

Culture Advance - Success Partners - Multimedia Advance
76, Avenue des Champs-Elysées
75008 Paris

Tél : 01 42 71 18 45

27-05-2011

Post-bac : choisir son orientation


La procédure dʼadmission post-bac est fermée depuis le 20 mars. Qu'advient-il alors des étudiants qui nʼont pas trouvé de place dans la filière quʼils souhaitaient ou qui ne sʼétaient pas inscrits à la procédure? 

Des solutions s'offrent à eux : 

La procédure dʼadmission complémentaire. En effet, à partir du 25 juin et jusquʼà fin septembre, les étudiants en Terminale ou déjà titulaire dʼun baccalauréat peuvent sʼinscrire sur Internet (inscriptions à la procédure complémentaire exclusivement sur le site (www.admissionpostbac.fr)) afin dʼaccéder aux listes des formations où il reste des places vacantes. 

Lʼinscription sur le site peut sʼeffectuer à tout moment mais les voeux ne pourront être formuler quʼà partir du 25 juin. Il suffit de constituer un dossier de candidature électronique via le site Internet. Le dossier doit contenir diverses informations telles que le descriptif de la scolarité (année actuelle et année précédente), les bulletins scolaires correspondants et les informations relatives au baccalauréat pour les candidats déjà titulaires. Le nombre  de candidature dans la procédure est limité à 12, toutes formations confondues. Le candidat peut ensuite suivre lʼévolution des candidatures sur le site Internet.

Les rentrées en janvier: certaines écoles ont deux rentrées par année, une en septembre et une janvier. La rentrée de janvier permet un temps de réflexion et une préparation supplémentaire pour les étudiants souhaitant rejoindre un programme scolaire au mois de janvier, avec des inscriptions et concours dʼentrées en automne. (ITIC, IPAG, ModʼArt,...).

Les écoles privées: nombreuses sont les écoles privées qui proposent des concours dʼentrée jusquʼen septembre, pour autant quʼil reste de la place. Nous pensons notamment aux écoles de commerce (IPAG, dernier concours le 6 septembre), de management (ESAM, ISTEC, IDRAC), dʼart, dʼingénieurs ou écoles dʼinfirmiers.

Les classes préparatoires: elles permettent de se préparer afin dʼassurer la rentrée suivante.

Canelle Lamunière

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15-04-2011

Erasmus : vers un espace européen de l'enseignement supérieur


Erasmus est un programme européen créé en 1987. Le programme est une coopération entre les établissements dʼenseignement supérieur qui permet aux étudiants dʼeffectuer une partie de leurs études dans un pays membre du service. Celui-ci regroupe 31 pays. 

Le nom dʼErasmus vient dʼErasme, philosophe et humaniste néerlandais du XVIème siècle qui sillonna lʼEurope guidé par sa soif de culture.

Les étudiants Erasmus ont la possibilité de valider des périodes dʼétudes de 3 mois minimum et 12 mois maximum et des diplômes dans une université étrangère en 
bénéficiant dʼaides financières, dʼun hébergement et une simplification des démarches administratives quʼun séjour à lʼétranger implique. 

De plus, partir avec Erasmus permet de ne pas payer les droits dʼinscription à lʼuniversité dʼaccueil (lʼétudiant Erasmus est aussi exempté des paiements de frais de scolarité, des frais dʼexamens et droits dʼaccès aux laboratoires et bibliothèques) . 

Erasmus offre aussi la possibilité dʼeffectuer un stage dans une entreprise étrangère (pour une durée de 3 à 12 mois).

Pour pouvoir partir en Erasmus, il faut avoir achevé une première année universitaire et être citoyen dʼun des pays éligibles. Il est possible dʼeffectuer quʼun seul séjour dʼétude et quʼun seul stage Erasmus pendant le cursus universitaire.

Le programme est synonyme de rencontres et de découvertes. Erasmus permet 
dʼapprendre à maîtriser une langue étrangère au quotidien, à vivre avec des jeunes de lʼEurope entière, sʼadapter et découvrir une culture nouvelle et enseigner lʼautonomie.

Avant de partir, il faut veiller à contacter le service des relations internationales de lʼuniversité de départ, sʼassurer des pays participant au programme, se renseigner sur les possibilité dʼobtenir une bourse (montant mensuel de la bourse est de 389 euros) et les conditions pour faire reconnaître le diplôme de lʼuniversité étrangère.

Les pays participants:

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Turquie.

Erasmus en quelques chiffres:

• 971 établissements dʼenseignement supérieur sont titulaires de la Charte universitaire 
Erasmus en France :
• 58,20% des étudiants Erasmus sont des filles
• 35,44% des étudiants Erasmus partent au cours de leur 3ème année de licence

Les destinations préférées:

- LʼEspagne (plus de 27ʼ000 étudiants étrangers)
- La France (plus de 20ʼ000 étudiants étrangers)
- LʼAllemagne (plus de 17ʼ000 étudiants étrangers)
- Le Royaume-Uni (plus de 16ʼ000 étudiants étrangers


Canelle Lamunière

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76, Avenue des Champs-Elysées
75008 Paris

Tél : 01 42 71 18 45

15-02-2011

Et si l'accès à l'Université devenait payant...


La crise a creusé un déficit abyssal (environ 149,7 milliards d'euros de déficit pour l'Etat en 2010) et la conjoncture internationale semble peu propice à des augmentations significatives des dépenses publiques, à tel point d'ailleurs que se pose aujourd'hui la question du financement de l'enseignement supérieur.

Pour répondre à cette épineuse question, il m'a semblé utile de vous présenter deux études sur le sujet. Il vous appartiendra de trancher en votre âme et conscience en fonction des avis que vous aurez glanés au cours de vos lectures et à votre propre réflexion sur la question.

De l'idée de prêts à remboursement conditionnel (PARC)…

En octobre 2008, une étude réalisée par Stéphane Gregoir, Directeur du pôle recherche en économie de l'EDHEC et ancien Directeur du CREST (Centre de Recherche en Economie et Statistique), intitulée « Les prêts étudiants peuvent-ils être un outil de progrès social », préconise la mise en place de prêts étudiants à remboursement conditionnel (PARC) aux revenus pour un meilleur financement de l'enseignement supérieur. Selon cette étude en effet, ces PARC permettraient « Une plus grande équité, une meilleure répartition du coût de la formation entre l'étudiant et la collectivité et une plus grande efficacité peuvent être atteintes en mettant en œuvre un mode de financement par prêts garantis par l'État et dont le remboursement est conditionnel au succès professionnel de la personne. » Autrement dit, les PARC auraient trois principales vertus :

- une plus grande équité d'abord : « une fois les conditions de niveau de connaissances requis satisfaites, l'entrée dans l'enseignement supérieur est facilitée pour les personnes issues de milieux défavorisées » ;
- une participation plus forte du bénéficiaire au financement de ses études ensuite : « il est économiquement raisonnable de faire participer le bénéficiaire d'une formation à son financement dans la mesure où il en tirera un profit individuel au long de sa carrière »;
- et enfin une efficacité renforcée : l'étudiant aura ainsi à cœur de « s'inscrire dans un cursus en fonction de ses aptitudes, de sa motivation et de ses attentes professionnelles ».

Devant la polémique suscitée par la simple évocation de ce mode de financement de l'enseignement supérieur, un nouveau débat agite aujourd'hui les esprits : celui d'un impôt progressif sur les diplômes.

Vers la mise en place d'un impôt progressif sur les diplômes

Une étude relativement récente menée par Tom McKenzie, chercheur à la Cass Business School de Londres, et Dirk Sliwka, professeur à l'Université de Cologne, préconise l'instauration d'un impôt progressif sur les diplômés qui prendrait en considération les futurs revenus de chaque étudiant. 

Jugé plus juste et plus efficace que les frais de scolarité, il réduirait le risque financier pour les étudiants et encouragerait davantage les personnes issues de milieux modestes à s'engager dans des études supérieures.

S'agissant des universités, un tel mode de financement les inciterait à améliorer considérablement la qualité de leur enseignement et de leurs infrastructures puisqu'elle serait la principale bénéficiaire de la réussite professionnelle de leurs étudiants.

Quel que soit le scénario retenu, il nous semble indispensable de donner à nos Universités les moyens de rivaliser avec les plus prestigieuses universités mondiales et les Grandes Ecoles françaises telles que Sciences Po, HEC, ESCP Europe, Essec ou encore l'Ecole des Mines.

Gianni Rakotonanahary

10-02-2011

Pour que l'université redevienne un haut-lieu de la recherche et de réflexion


Dire que l'université française est en crise relève d'un euphémisme macabre. Depuis des décennies en effet, cette source inépuisable de lumière vit dans l'ombre menaçante de la paupérisation matérielle et intellectuelle. Les chiffres sont là pour en témoigner : 6 700 euros, c'est la modique somme que la collectivité accepte de dépenser chaque année pour un étudiant à l'université.

Pourtant, force est de reconnaître que les esprits les plus brillants et les plus inventifs ont été façonnés dans les facultés. Ainsi en est-il  d'Antoine Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie, Charles Richet, Luc Montagnier, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Guy Carcassonne ou encore Jean Carbonnier.

Si tant de personnalités ont marqué de leurs empreintes l'histoire de notre pays, ce n'est pas seulement grâce à leur intelligence hors-pair, leur talent individuel, leur génie naturel ou leur obstination sans faille. C'est aussi et surtout grâce à l'excellence de notre système universitaire dont la vocation première, rappelons-le, est de produire du savoir et de veiller à sa conservation, sa valorisation et sa transmission.

Pour autant, il va sans dire que l'Université doit s'adapter à un monde en perpétuel mouvement. Il serait en effet totalement absurde de l'isoler de la réalité tangible pour espérer l'enfermer à jamais dans le « monde des idées ». De la même façon, il serait vain de vouloir réduire l'Université à une structure d'appui à la création d'entreprises. Les formations de management d'entreprise, de marketing, de finance, de stratégie, etc. relèvent de la pleine compétence des écoles de commerce telles que l'ESCP Europe, HEC, Essec, EM, EDHEC ou encore Audencia.

Nous ne nions évidemment pas l'idée que la faculté doit dispenser des formations professionnalisantes qui permettent aux étudiants-candidats de trouver un emploi digne à la sortie de leurs études. Mais nous rejetons avec force toute démarche qui consisterait à supprimer dans certaines filières les matières jugées à tort inutiles dans une vie professionnelle. A en croire certains en effet, l'économie, l'histoire-géographie, la philosophie ou encore la sociologie seraient sans intérêt pour qui veut devenir avocat ou médecin.

Pourtant, force est de reconnaître que la culture, en tant qu'ensemble des connaissances, des savoir-faire, des traditions, des coutumes, propres à un groupe humain, à une civilisation, contribue grandement à apporter des repères, à favoriser la socialisation et à développer la créativité de chacun d'entre nous.

C'est pourquoi, nous interpellons le gouvernement afin qu'il mette en oeuvre une politique culturelle et éducative ambitieuse à l'Université, pour qu'enfin, elle redevienne un haut-lieu de la recherche et de réflexion.

Gianni RAKOTONANAHARY

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